La présomption irréfragable de représentativité dont bénéficiaient les cinq centrales “historiques” disparaît au profit de sept critères d'existence et de représentativité syndicale. Le principal : l'obtention de 10% minimum des voix au premier tour des élections professionnelles.
Tout syndicat, rattaché ou non à une confédération, peut se présenter aux élections professionnelles et avoir des délégués pourvu qu'il obtienne 10% des voix au premier tour. Là où le taux de participation est faible, la barre est donc placée très bas : dans une entreprise de 500 salariés où 120 personnes votent, il suffira de 12 voix !
Le mandat des délégués syndicaux est remis en cause à chaque élection. Une section syndicale qui n'obtient pas les fameux 10% disparaît purement et simplement : plus de délégué, plus de local, plus de panneau d'affichage, plus d'heures de délégation ou de droit à négocier.
Impossible désormais de signer un accord avec un délégué syndical qui ne représente que lui-même : les signatures figurant en bas du protocole devront émaner de délégués qui totalisaient au minimum 30% des voix aux dernières élections. Par ailleurs, un syndicat qui réunit 50% des voix pourra bloquer cet accord.
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