Facebook Twitter Linked In Viadeo E-mail

Le DRH doit rester un homme de l'ombre - interview de Paul Talneau, DRH de l'ANDRA



S'abonner

Abonnez-vous à la newsletter Lettre Pactes en renseignant votre adresse mail !
Pactes Conseil - Lettre Pactes n°34

 

Comment faites-vous passer la dimension RH dans les projets de votre direction ?

La gestion du timing est décisive. Il faut attendre le moment où votre direction n’est pas submergée par d’autres priorités. Mais vous ne pouvez pas attendre indéfiniment : personne ne viendra vous chercher. J’utilise pour ma part des dates-clés, par exemple lorsque nous élaborons le contrat d’objectifs que nous négocions tous les 4 ans avec l’Etat, ou quand nous en faisons le suivi. Je veille ainsi à être en phase avec les orientations stratégiques de l’Agence.

Faut-il se mettre en avant pour s’imposer ?

Non, le DRH doit rester un homme de l’ombre et éviter toute confusion des rôles. Il accompagne la stratégie mais il ne l’écrit pas. S’il conçoit un projet et que son DG se l’approprie au point d’en revendiquer la paternité, c’est gagné. L’enjeu n’est pas de s’imposer mais d’être au même niveau d’information que ses interlocuteurs. Je connais les métiers, les problématiques scientifiques et techniques de l’ANDRA. Par exemple, si on me soutient qu’il faut 10 ans d’expérience pour prendre un poste, je sais si cela est réaliste ; et je peux contre-argumenter si éventuellement je ne suis pas d’accord.

Votre botte secrète quand vous n’arrivez pas à faire passer un projet ?

Proposer une expérimentation. Face à certaines résistances internes, je suis parvenu ainsi à faire adopter un accord sur le télétravail pour des ingénieurs et des assistantes, à raison d’un jour par semaine. Il est en place depuis un an et les résultats sont satisfaisants.

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site. Si vous continuez à utiliser ce dernier, nous considérerons que vous acceptez l'utilisation des cookies.