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Séminaire d’équipe : un temps pour cultiver le « mieux travailler ensemble »


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Ni grand-messe, ni incentive, le séminaire d’équipe réunit 5 à 20 collaborateurs pour évoquer ces facettes du quotidien dont personne n’a le temps de parler : rythme des réunions, partage de l’information, intégration des nouveaux, confiance réciproque… Un arrêt sur image qui permet ensuite de mieux travailler ensemble.

Réunir une équipe pour un ou deux jours, en l’absence de crise ou de nouveauté majeure ? Au départ, l’idée déroute les managers et leurs collaborateurs. Pourtant, ceux qui l’ont expérimentée en gardent un souvenir marquant.

« Le séminaire d’équipe est centré sur les hommes, leurs relations, le fonctionnement collectif et tout ce qui peut développer la confiance, explique Olivier Herlin, de Pactes Conseil. Autant d’aspects dont on ne parle jamais, mais sur lesquels les collaborateurs s’expriment avec passion quand on leur en donne l’occasion. »

 

Ni saut à l’élastique, ni présentations powerpoint

Ce séminaire s’adresse à toutes les équipes, des moins gradées au CODIR. L’idéal est de l’organiser hors du cadre de travail : Bayard Presse (lire au recto) avait choisi par exemple le Liberty Living Lab, un espace start-up.

Que fait-on exactement ? « Je commence par pousser les tables pour m’éloigner de l’image classique du séminaire, répond Olivier Herlin. Puis, je propose des ateliers qui favorisent l’implication, la qualité de présence et la prise de parole individuelle et collective. Sans verser dans le psy ou la confession publique : nous restons dans un registre professionnel. »

Les participants feront par exemple de l’improvisation théâtrale, pratique dont le moteur est de dire oui à la proposition de l’autre. Un autre exercice éclaire chacun sur ses mécanismes de défense et la façon dont ils sont perçus par ses collègues. Un autre, basé sur une confrontation physique dans le silence et sans violence (poussée épaule contre épaule), révèle la richesse des conflits bien gérés.

 

S’amuser, mais toujours avec une dimension collective

D’autres ateliers misent sur une dimension ludique : élaborer et marketer un vin d’assemblage sous la conduite d’un œnologue, interpréter ensemble une chanson connue après avoir réécrit des paroles sur les pannes de l’intranet ou la filiale anglaise, faire un jeu de piste en extérieur... « On s’amuse beaucoup mais la dimension collective reste le fil directeur, souligne Olivier Herlin. Et au debriefing, je reboucle avec le fonctionnement d’équipe. »

Un tel séminaire ne peut être animé par le manager. Sa place est au sein de son équipe. C’est au coach externe de piloter ce programme inhabituel et d’impliquer tout le monde, sans forcer personne. En revanche, le manager repart avec une pleine cargaison de pistes d’amélioration : format et fréquence des réunions, règles de bon usage du mail, intégration plus rapide des nouveaux, renforcement du feedback...

Quant aux collaborateurs, ils auront beaucoup appris sur eux-mêmes et sur la façon dont les autres les perçoivent, ou perçoivent leur entité. De façon presque constante, beaucoup d’entre eux annoncent en fin de séminaire qu’ils veilleront désormais à prendre régulièrement un café ou un repas avec des collègues qu’ils ne font que croiser... Un détail ? Non : un pas important vers le « mieux travailler ensemble ».

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