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Quels sont les secrets du bonheur au travail ?

Quels sont les secrets du bonheur au travail ?

Retour sur l’émission d’Arte « Le bonheur au travail » du 24 février dernier. Dans son documentaire, Martin Messonnier met en avant plusieurs exemples d'innovations conduites par des entreprises qui cherchent à allier bien-être des salariés et performance de l’organisation. Il identifie quelques recettes qui semblent prouver que le bonheur au travail n’est pas une notion totalement irréaliste et que la croissance du chiffre d'affaires d’une société peut être proportionnelle au moral de ses salariés.

Le mal-être au travail est un thème préoccupant depuis plusieurs années

En raison de ses effets négatifs sur la productivité, ce phénomène commence à être pris au sérieux par le management, des enquêtes ayant établi un lien positif entre l’engagement au travail, la productivité des salariés et la performance des entreprises.

Selon de récentes études, 31 % des français sont « activement désenchantés » et 61 % travaillent sans guère d'autre motivation que la paye à la fin du mois. Ce n’est pas vraiment l'état d'esprit qui incite à prendre des initiatives, à innover, et donc à dynamiser l'activité de sa société.

Inspiré de l'armée, le modèle d'organisation du travail visant à contrôler l'ensemble des salariés en leur attribuant des tâches limitées a globalement peu évolué depuis la fin du XIXe siècle. Etouffés par une pyramide hiérarchique obsolète, coincés dans des structures basées sur un modèle inspiré de l’organisation militaire, beaucoup de travailleurs sont malheureux au travail. Toutefois, au milieu de l'apathie générale, alors que nous sommes entrés dans l’ère numérique, plusieurs entreprises innovent et mettent en place de nouveaux modes d’organisation du travail.

Nous passons ici en revue quelques idées nouvelles d’organisation du travail qui contribueront au bonheur de vos salariés et de votre entreprise...

L’« entreprise libérée », suppression de la hiérarchie intermédiaire

Au cœur du documentaire de Martin Messonnier, il y a l'idée que le système hiérarchique pyramidal, tel qu'il est pratiqué dans l'immense majorité des entreprises, est non seulement obsolète, mais contre-productif.

D'autres types de managements sont possibles, et vivement souhaitables, renchérit Meissonnier, illustrant son propos avec toutes sortes d'entreprises qui ont fait le pari qu'en restaurant la confiance on libère une énergie créative profitable à tous.

Dans la Silicon Valley, en Inde, mais aussi en Belgique et en France, le film s'attarde dans les entreprises "libérées". Leur principe : la suppression de toute hiérarchie intermédiaire doublée d'une autonomie totale des salariés à propos des décisions prises pour améliorer leur productivité.

Comme la fonderie FAVI ou l’ entreprise Poult qui ont mis en place une organisation basée sur la liberté totale en supprimant toute hiérarchie intermédiaire au sein de l’entreprise, et en remplaçant les horaires par des objectifs.

Avec des résultats positifs, aussi bien pour les salariés que pour les comptes de l’entreprise. En résumé : « La confiance rapporte plus que le contrôle ».

Flexibilité des horaires : suppression du pointage et télétravail

En Belgique, le ministère des Transports a voulu, lui aussi, relever le défi de l'innovation. Flexibilité des horaires et autonomie sont à l'ordre du jour. Désormais, chacun organise sa journée de travail comme il le souhaite. Le pointage est supprimé, les horaires sont remplacés par des objectifs à atteindre.

Toutefois, les syndicats s’inquiètent. Si l’accomplissement des objectifs remplace les horaires, le travail risque d’empiéter sur les temps de repos. On voit alors émerger dans le documentaire les questions de la conciliation vie privée-vie personnelle et de l’usure professionnelle.

Autre situation d'entreprise : FOD qui s’est inspirée des aspirations souvent attribuées à la génération Y : « Ils ne veulent pas qu’on leur dise quand travailler ni où travailler ». C’est dans cet esprit de souplesse et d’autonomie que la société a mis en place le télétravail. Les salariés peuvent travailler chez eux jusqu’à trois jours par semaine. Le salarié peut organiser sa journée comme il le souhaite et peut continuer à échanger avec ses collègues de chez lui grâce à internet.

Open space, les murs tombent

L'organisation du temps de travail peut être également repensée, tout comme l'espace de travail.

Le documentaire nous montre la situation de l'entreprise SPF Mobilité et Transports. Pas de bureau personnel, chaque jour le salarié choisit son poste de travail selon ses affinités ou le travail qu'il a à réaliser.

Néanmoins, les syndicats dénoncent un manque d’intimité. Alors que l’entreprise prône à travers cette organisation spatiale, la transparence totale, les syndicats pointent du doigt le contrôle social absolu qui en résulte : « Ici les gens sont installés à un écran, en sachant que tout ce qui passe y compris des visiteur voient ce qu'ils sont en train de faire ».

Conclusions

Suppression de la hiérarchie, flexibilité des horaires, télétravail, réaménagement des bureaux, ces nouveaux modes d'organisation pourraient sembler répondre aux aspirations des salariés, mais sont-ils les seuls leviers d'actions pour améliorer les conditions de travail ?

Pour répondre complètement au bonheur au travail, ces nouvelles organisations restent encore à évaluer, et d'autres à inventer.

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